Marche aléatoire autour des Marchés financiers et de la sphère économique. Peinture décalée d'un monde empli de certitudes qui oublie trop souvent ses leçons d'Histoire
Les vives variations des prix boursiers heurtent l'entendement : des entreprises sont portées au pinacle, clouées au pilori, parfois sans raison apparente, au rythme d'errances décousues qui défient le sens commun et nous ébahissent. L'épisode spéculatif - Le bal des patineurs -
(1) Friedrich Nietzsche (1884) -« Ainsi parlait Zarathoustra »
Page 301 - « Ô mes frères ! Je vous investis d’une nouvelle noblesse que je vous révèle : vous devez être pour moi des créateurs et des éducateurs, - des semeurs de l’avenir, - en vérité, non d’une noblesse que vous puissiez acheter comme des épiciers avec de l’or d’épicier : car ce qui a son prix a peu de valeur ».
(2) Vincent Almond (2003) -« Les mensonges de la bourse »
(3) John Galbraith - « La crise économique de 1929 »
(4) Wayne Angell, The Wall Street Journal, le 03/02/1999 - « The Bubble Won't Burst »
(5) John Galbraith (1992) - « Brève histoire de l’euphorie financière »
Page 98, à propos du krach de 1987 - « Puis vint une série de rapports – de la Bourse de new York, de la SEC et d’un groupe de réflexion de haut niveau réuni par la Maison-Blanche. Ils se situent diversement entre l’intérêt marginal et le ridicule achevé (…) Que la spéculation et ses retombées sont de regrettables caractéristiques intrinsèques des marchés dont on constate le retour périodique depuis des siècles, on n’en faisait pour l’essentiel aucune mention ».
Page 76 - « Tous les traits du grand épisode spéculatif, déjà parfaitement prévisibles à l’époque, étaient là encore une fois, bien évidents. Les cours montaient parce que les investisseurs privés, les institutions et leurs conseils étaient convaincus qu’ils allaient monter davantage, et cette conviction produisit la hausse. Le levier était partout, magnifique, c’était vraiment une merveille spéciale du temps. Sous sa forme la plus courante, il permettait l’achat d’actions avec une couverture de 10% - 10% fourni par l’aspirant acheteur, 90% par l’obligeant prêteur ».
(6) Université - privée - de Chicago
Fondée notamment par Frank Knight, théoricien du risque et de l'incertitude, l'Ecole dite de Chicago a fourni de nombreux lauréats du Prix de la Banque de Suède en Sciences Economiques à la mémoire d'Alfred Nobel. La liste ci-après décline un appariement possible des professeurs, doctorants, et/ou proches de cette Ecole : Milton Friedman (1976), Théodore Schultz (1979), George Stigler (1982), Gérard Debreu (1983) James Buchanan (1986), Harry Markowitz (1990), William Sharpe, (1990), Merton Miller (1990), Ronald Coase (1991), Gary Becker (1992), Robert Fogel (1993), Robert Lucas (1995), Robert Merton (1997), Myron Scholes (1997), James Heckman (2000) - Depuis 1969, la Banque de Suède a récompensé 55 économistes.