Marche aléatoire autour des Marchés financiers et de la sphère économique. Peinture décalée d'un monde empli de certitudes qui oublie trop souvent ses leçons d'Histoire
Le 15 septembre 2001, quatre jours à peine après l’effroyable cataclysme qui bouleversa New York, Paul Wolfowitz, second de Donald Rumsfeld et va-t’en guerre endurci conseilla au président des Etats-Unis d’attaquer l’Irak sans tergiverser 1. C’était une option : Walker Bush préféra l’aventure afghane, qu’il jugea plus urgente, laissant le temps et le soin à ses bellicistes conseillers d’apporter les preuves de connivence entre le régime de Saddam et l’hydre de la terreur, ou de tout autre fait qui vaudrait qu’on s’en émût : des armes de destruction massive par exemple. On ne fera pas dans la demi-mesure. Quelques Etats chicanèrent un peu à l’ONU ; la France tint bon, pas assez ; le 20 mars 2003, l’opération Iraqi Freedom commençait : les missiles se mirent à pleuvoir sur Bagdad, chirurgicaux et filoguidés, les premiers vers 05:35 heure locale. L'armée du Raïs fut mise à vau-de-route en un tournemain : au premier jour de mai 2003, les militaires en avaient déjà terminé. La démocratisation des lieux, éducative et bienveillante, cette vieille antienne de l'Empire du Nouveau-Monde depuis Woodrow Wilson, pouvait s'engager.
(1) Bob Woodward - « Bush en guerre »
(2) Le Monde Diplomatique, le 18/01/2006 – « Combien coûte la guerre d’Irak »
(3) The Guardian, le 11/10/2006 – « 655.000 Iraqis killed since invasion »
(4) Le Monde Diplomatique, Septembre 2006 – « Une commission parlementaire américaine :237 mensonges officiels »
(5) Le Monde Diplomatique, Avril 2003 – « L’ordre américain, coûte que coûte »
(6) Bernard Landais (1998) – « Leçons de politique budgétaire »
(7) William Bonner (2005) – « L’Empire des dettes »
(8) Site officiel du Trésor américain
(9) H.A. Scott Trask « Perpetual debt : from the British Empire to the American Hegemon »